Auteur Sujet: litterature japonaise  (Lu 48024 fois)

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #20 le: 11 novembre 2006 à 09:19:19 »
Bon voilà bien longtemps que je n'avais plus fait ma petite revue de livre.

Les années douces de Kawakami Hiromi est un livre merveilleux, qui se déguste page après page comme une friandise un peu douce-amère, qui se suppe comme un thé chaud, d'une délicatesse et d'une simplicité folles. Tsukiko, à la quarantaine, subit sa vie plus qu'elle ne la vit, se laisse porter par les jours qui passent jusqu'à ce qu'elle rencontre par hasard son ancien prof de japonais du lycée. Ils se parlent, boivent et mangent ensemble au fil des saisons, et Tsukiko ne sait pas comment endiguer la vague de passion qui la saisit. Mais attention : ce n'est pas un roman Harlequin malgré ce que mon résumé pourrait laisser entendre^^ ce n'est pas non plus une histoire érotique pour lecteurs masturbateurs, c la vie toute simple, avec ses millions de détails anodins qui prennent une importance gigantesque lorsqu'on les regarde avec les yeux de la personne qu'on aime tout à coup, à son corps défendant, presque. La relation entre l'ex élève et le prof en retraite n'est elle pas si simple, elle cahotte au gré de leur personnalité. Comment passionner avec rien ? La réponse c'est ce roman. Et Kawakami Hiromi, dont on peut aussi lire en français Cette lumière venue de la mer a ce don, à l'instar d'un Ozu au cinéma, de nous rendre le quotidien, la banalité, passionnants. C'est la définition de l'art, finalement.

Le vase de sable, un classique du polar japonais, de Matsumoto. Une enquête de l'inspecteur Imanishi qui passe sa vie dans les trains pour son travail, à courir dans tout le Japon pour trouver des indices. Formidable moyen de voyager à travers ce pays, les enquêtes ferroviaires de l'inspecteur Imanishi sont, outre des énigmes complexes, une photographie du Japon des 60s. On lit ça en une heure, tellement ça prend. C'est excellent.

Install de Wataya Risa, son premier roman écrit à 17 ans. Très court roman, il raconte comment la lycéenne Asako fait tout à coup le vide dans sa vie et sa chambre pour recommencer à zéro. Elle ne garde que son vieil ordi (cadeau d'un oncle aujourd'hui mort) qui semble être en panne. Mais Kazuyoshi, un petit génie de l'informatique de 10 ans le retape et fait découvrir à Asako le monde des sites chauds, chats érotiques, conversations pornographiques. Et Asako commence, sur le net, une autre vie, elle découvre les fantasmes, les dangers, les mensonges du monde virtuel. Ira-t-elle au bout de son expérience ? Rien de vulgaire dans ce roman, pourtant le sujet s'y prêterait, il est fantasmatique : lycéenne en hôtesse de chats porno sur internet. Lycéenne elle-même à ce moment-là, Wataya Risa a évité cet écueil, ne rentre jamais, même lors des moments de conversation les plus grossiers, dans le scabreux. Cette écrivaine décrochera un prix littéraire au Japon à 19 ans.

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #21 le: 20 mars 2007 à 17:46:49 »
La proie et l'ombre, autre chef-d'oeuvre classique de maître Edogawa Ranpo, un court roman ou une longue nouvelle (au choix) qui permet de prendre connaissance avec l'ambiance délétère et quasi-fantastique qui règne dans ses récits, ses personnages torturés, ses femmes voluptueusement perverses (comme la plupart des grands écrivains homosexuels du siècle dernier, les personnages féminins chez lui ont tous quelque chose de désaxé, sauvagement sensuelles, ici c l'aspect sado-masochisme qui est mis en scène), un jeu littéraire dans lequel l'écrivain lui-même se place au centre de son histoire, étant le narrateur et personnage principal du récit, et confronté à un autre écrivain de romans policiers (fictif celui-là) dans une énigme subtile, un jeu de miroirs, de fausses pistes et de trompe-l'oeil que Ranpo affectionne.
Une courte nouvelle, énigme policière résolue par Kogoro Akechi, personnage-vedette de Ranpo, vient compléter le livre.
Un pur régal, tant l'écriture de Ranpo est, une fois de plus, raffinée, précise, fluide, et l'énigme gratinée.

Ryosan

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Re : litterature japonaise
« Réponse #22 le: 03 avril 2007 à 12:48:25 »
Vu que Sadako se sent seul ici ;) je profite d'une pause pour annoncer que ça va discuter Dogra Magra sévèrement ici dans les prochains jours. Il ne me reste plus que quelques pages avant d'achever ce roman fleuve et déjà je sais que je n'aurais pas tout compris. Je pense qu'on va s'échanger pas mal de commentaires et de questions ;)

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Re : litterature japonaise
« Réponse #22 le: 03 avril 2007 à 12:48:25 »

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #23 le: 03 avril 2007 à 18:46:19 »
Woa c bientôt mon anniversaire, merci du cadeau ! !
Alors comme ça t'es pris dans ses filets, hein ? ^^

Ryosan

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Re : litterature japonaise
« Réponse #24 le: 04 avril 2007 à 13:14:57 »
« Modifié: 04 avril 2007 à 13:16:10 par Ryosan »

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #25 le: 04 avril 2007 à 14:12:23 »
oui g vu merci ^___^

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Re : litterature japonaise
« Réponse #26 le: 17 avril 2007 à 08:32:12 »
Meurtres à la cour du prince Genji, de Nagao Seio.
Ce livre est un blasphème. Il ose s'attaquer au Dit du Genji, oeuvre fondatrice de la littérature japonaise, écrite il y a un millénaire par (du moins à ce qu'on  croit, car la vie de cette dame est loin d'être encore bien connue) la Dame de Cour Murasaki Fubuki. Autant la Cour (à l'époque Heian) de Genji dit "le Prince Radieux" est dépeinte par celle-ci comme fastueuse, lumineuse, dorée, radieuse, autant dans ce roman-là elle est sombre, tortueuse, c le côte obscur de la cour qui nous est révélé : intrigues tordues, complots politiques et familiaux, dédales amoureux et sexuels, meurtres sanglants, possessions démoniaques etc. Et qui mène l'enquête ? Dame Murasaki en personne, ultime pied de nez de Nagao à l'oeuvre-maîtresse. Dès le début du bouquin on est pris dans ce tourbillon de violence, fascinés par ces personnages dignes des plus tragiques opus de Shakespeare ou du Nôh, il y a visiblement un plaisir inconoclaste chez Nagao à retourner le Dit du Genji comme une crêpe, et nous montrer la vipère cachée sous la pierre précieuse, et c pour mon plus grand plaisir.

FatKaori

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Re : litterature japonaise
« Réponse #27 le: 30 avril 2007 à 13:45:21 »
à part les mangas, je me risque pas encore dans la lecture japonaise qui se dit complexe...
il faut un sacré bon contexte culturel avant d'attaquer la littérature à mon avis..
j'apprends à apprécier ou a rejeter..
"j'aime nager ou g pied"
sadako tu as donné tes titres c'est gentil ^^
« Modifié: 30 avril 2007 à 13:46:41 par FatKaori »

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #28 le: 30 avril 2007 à 14:21:56 »
Pas de quoi, c normal de partager son plaisir à lire un bon bouquin, je pense.
Honnêtement t'as besoin de rien d'autre que de prendre le temps de goûter ces livres avec plaisir (^__^) Y a pas besoin de connaissances astronomiques en culture japonaise et de plus, les traducteurs mettent des petites notes pour expliquer certains détails. Franchement, vas-y sans complexe, personnellement c la littérature japonaise (entr'autres) qui m'a amenée vers ce pays (oups je court-circuite un de mes propres sujets dans cette rubrique^^"), et avant d'avoir quelques petites connaissances sur elle et sur lui je ne savais rien non plus ! ^^ Donc, c sans risque !
La littérature japonaise (surtout celle de la première moitié du XXème siècle) est un régal !

Baba

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Re : litterature japonaise
« Réponse #29 le: 01 juin 2007 à 23:53:16 »
Je vas attaquer Le meurtre d'O-Tsuya de Junichirô Tanizaki ainsi que Mémoires de paille et de soie de Junichi Saga, chronique du Japon d'avant-guerre, je vous ferai part de mes impressions si vous voulez .

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #30 le: 11 juin 2007 à 20:54:33 »
Oui on veut bien (^__^)  (le Tanizaki est un classique du genre)  (excuse-moi d'avoir répondu si tardivement au fait)

Nuit sur la ville, de Hara Ryô.
Un détective privé genre Philip Marlowe, mais Japonais, fumeur, buveur, un rien bluffeur, désabusé, un poil cynique, excellente mémoire et humour froid. Une histoire de disparition mêlée à un attentat mêlée à un scandale, on se croirait chez Elroy aussi, en moins opressant.
Le détective Sawazaki est le narrateur de l'histoire, et nous lâche quelques réflexions, comparaisons, descriptions pittoresques du genre :
"Kôji Sakisaka alla jusqu'au bureau et revint avec un cendrier. Cet objet hexagonal en céramique noire évoquait tout à fait un crachoir fabriqué spécialement pour un vaisseau spatial."  ou  "Son regard glissa sur la surface de mon visage, comme sur un extincteur d'incendie dont la date limite d'utilisation est dépassée." 
Bref : un style très plaisant et une intrigue très bien ficelée.

Je veux devenir moine zen, de Miura Kiyohiro.
Dans la famille Kimura, le fils, 6 ans, décide de devenir moine (bouddhiste). C'est toute la vie de la famille qui va s'en trouvée bouleversée.
Ce court roman, léger et profond à la fois, est aussi un formidable document sur l'interaction de la religion bouddhiste zen avec la vie quotidienne. Une vraie petite perle littéraire.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #30 le: 11 juin 2007 à 20:54:33 »

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #31 le: 18 juin 2007 à 21:34:03 »
Pendant les surveillances du bac, j'ai relu Ikebukuro West Gate Park d'Ishida Ira. Avant d'être un dorama et un manga, c avant tout un excellent roman qui nous rappelle fort à propos que montrer l'envers du décor (en l'occurence un bout de Tôkyô la ville qui fait tant rêver^^), révéler les courants malsains et sordides qui agitent les communautés humaines font aussi partie des rôles de la littérature.

Niaa

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Re : litterature japonaise
« Réponse #32 le: 12 juillet 2007 à 08:57:51 »
Je suis tombée par harsard sur le roman fantastique Kairo de Kiyoshi Kurosawa et comme j'avais apréciée le film, je me suis dit pourquoi pas. J'avoue que j'espère y trouver quelques réponses à mes questions laissées en suspens à la fin du film.
Je vous en dirais plus une fois que j'aurai fini de dévorer le livre.

Histoire :
À vingt et un ans, Michi Kudô n'a pas encore pris de décision sur son avenir. Ses études terminées, elle a trouvé un travail d'intérimaire dans une petite entreprise à Tokyo. Lorsque l'un de ses collègues, informaticien, ne donne pas signe de vie durant plus d'une semaine, elle décide de se rendre chez lui. Elle compte bien le trouver en train de travailler sur son ordinateur dans son petit appartement de banlieue, mais au lieu de cela, elle arrive juste à temps pour assister à sa disparition. Elle le voit s'évaporer sous ses yeux.

(http://i21.photobucket.com/albums/b282/Niaadesbois/41RESGGV78L__SS500_.jpg)

Sinon, Sadako, tu m'as donnée envie de lire Nuit sur la ville. On le trouve en format poche ?

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Re : litterature japonaise
« Réponse #33 le: 12 juillet 2007 à 18:16:16 »
Oui, chez le même éditeur que Kairo. Une valeur sûre ! (^___^)

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Re : litterature japonaise
« Réponse #34 le: 13 juillet 2007 à 08:26:41 »
Oki, merci du conseil. Ce livre sera mon prochain achat ^_-

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Re : litterature japonaise
« Réponse #35 le: 13 juillet 2007 à 10:54:25 »
Pas de quoi ^^
N'hésite pas à piquer des titres chez Piquier, c vraiment le meilleur choix en France côté littérature extrême-orientale.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #36 le: 25 juillet 2007 à 16:51:49 »
Yeah ! Je viens de finir le livre Kairo et je suis plutôt content de ma lecture. Certes, il reste quelques points que l'auteur n'éclaircisse pas puisqu'il se concentre essentiellement sur le développement de  la psychologie des principaux personnages, ce qui n'est pas pour me déplaire au contraire.  :) Dans peu de temps, je ferai un article sur le roman où j'argumenterai d'avantage.

Si comme moi, vous avez été intriguée par le film, je vous conseille vivement de lire le roman car il en vaut la chandelle !

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Re : litterature japonaise
« Réponse #37 le: 26 juillet 2007 à 08:43:34 »
Oui c bien ça, que tu le fasses. J'avais écrit un petit topo dans cette rubrique-ci après l'avoir lu mais elle n'y figure plus, ce que je peux dire c que je partage ton avis, et que lire le bouquin complète bien ce que le film n'a pas le temps (ou pas la volonté, après tout c une adaptation) de développer sur le pourquoi du comment (notamment le fameux programme informatique à la base de tout) de cette histoire.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #38 le: 02 août 2007 à 05:34:13 »
Conte de la première lune, d'Hirano Keiichirou.

"Cette histoire commence par un soir de début d'été, en l'an trente de l'ère Meiji."  C'est la première phrase de ce roman, une simplicité et une concision qui renvoient effectivement au conte, mais drôle de conte pas franchement de fées et pas voltairien non plus, pourtant philosophique, ou plutôt métaphysique. Un conte fantastique métaphysique finalement, difficile à saisir pour tout dire.
Masaki, un jeune poète vivant exemple du Romantisme en poésie : neurasthénique, passionné mais sans but, se perd dans la montagne lors d'un voyage en solitaire (un peu de Rousseau aussi, là-dedans). Mordu par un serpent, il se met à délirer, mais en fait à partir de quand exactement a-t-il basculé dans le rêve ? Trouvera-t-il cette femme magnifique qu'il voit toujours en songe ? Et pourquoi ne doit-il absolument pas s'approcher de cette vieille cabane au fond du domaine où il est soigné par un moine taciturne et mystérieux ?
Le formidable exploit d'Hirano est d'avoir mêlé à sa prose à la fois Mishima et Gautier, Kawabata et Chateaubriand, les thèmes chers au Romantisme (recherche d'absolu, vague à l'âme, mysticisme de la nature, amour impossible, invasion du rêve dans la réalité, retrait de la société humaine, métamorphoses....) et les traits culturels japonais. On croirait presque lire un roman du XIXè siècle, c'est envoûtant, evanescent et profond à la fois.
Bref : une fantastique expérience de lecture.


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Re : litterature japonaise
« Réponse #39 le: 07 août 2007 à 20:48:37 »
Des cercueils trop fleuris, de Yamamura Misa.

Comme le roman réaliste ou naturaliste, le roman policier a vocation de parfois nous plonger dans les milieux sociaux, professionnels, culturels méconnus, mal connus. C'est le cas ici puisque cette enquête criminelle s'effectue dans le milieu de l'art floral japonais, et surprise : qui eût cru que derrière les bouquets et les styles d'ikebana se cache un vrai gros panier de crabe ? Corruption, luttes d'influences et de pouvoir, meurtres... On découvre le dessous d'un monde pourtant apparemment sans histoire, et l'ambition dévorante des grandes écoles d'ikebana japonaises est terrifiante et rejoint les sphères d'influence des yakuza.
De plus, l'histoire se déroule en grande partie à Kyôto, donc on sort du traditionnel cadre tôkyôite de la plupart des romans policiers japonais, autre bonne raison de se faire dépayser avec ce bouquin.
Enfin, les personnages principaux qui enquêtent sont eux aussi pour une fois plutôt inédits dans le genre : le neveu du ministre japonais des affaires étrangères et la fille du vice-président des USA, carrément !
L'intrigue est archi-bien ficelée, déroutante et pourtant extrêmement logique, avec des chausse-trappes, des fausses pistes, des coups de théâtre comme on aime, une pléïade de suspects et des indices maigrissimes.
Niveau écriture, il n'ya aucun style particulier, aucune caractérisation poussée des personnages, on croirait lire un roman de la Bibliothèque Verte, et ça m'a collé une douce nostalgie de mes années d'enfance. Mais ce n'est pas un livre pour la jeunesse.
Bref : un très bon moment de lecture, rien de superlatif, mais quand même une belle énigme, le polar japonais comme on l'aime : tortueux et cependant implacablement logique, pervers et subtil.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #39 le: 07 août 2007 à 20:48:37 »