Auteur Sujet: litterature japonaise  (Lu 47900 fois)

Pluie

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Re : litterature japonaise
« Réponse #80 le: 01 octobre 2007 à 08:58:32 »
Humm je venias partager une sensation. Après avoir lu La course au mouton sauvage de Haruki Murakami je me suis rendu compte, que je trouvais certaines similitudes avec Charles Bukowski. Le personnage principal me fait drôlement penser (parfois) à Nick Belane (P.Principal de Pulp de Buk) par leur solitude, attitude et mode de vie. Nick Belane étant certainement un peu plus grossier. ;)
Le style des auteurs est aussi assez proche, fluide et direct. Bon il est possible que je me trompe, mais je l'ai senti comme ça.


edit: Soyons clair je n'accuse pas Murakami de plagiat. Ca n'a aucun rapport, c'est juste une remarque que je me faisais. ^^
« Modifié: 01 octobre 2007 à 09:00:28 par Pluie »

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #81 le: 01 octobre 2007 à 10:32:28 »
Je ne saurais quoi dire en matière de comparaison entre ces deux auteurs, mais il est toujours possible que Murakami ait lu Bukowski. C'est un universitaire ; auteur, en plus de romans, de mulitples essais, et il est lui-même l'objet d'études diverses (mémoire, doctorat...). Faut bien se rendre compte que Murakami Haruki est un des écrivains de premier plan de la littérature japonaise contemporaine, au panthéon qu'il en est carrément, et l'un des plus populaires.

Quand j'ai lu La course au mouton sauvage, j'y ai immédiatement vu le film que je pourrais en faire... dans une autre vie ^^"

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #82 le: 08 novembre 2007 à 20:59:34 »
Meurtres pour tuer le temps, d'Akagawa Jiro.

Une merveille ! Pas d'écriture car il n'y a pour ainsi dire pas de style si ce n'est un peu un style feuilleton populaire, mais de narration, de construction, un de ces romans qu'on ne lâche que contraint et forcé^^

La famille Hayakawa est une famille ordinaire bien qu'ayant vécu une tragédie : le père, Tetsuo, marin marchand est mort en mer, la mère Kayoko s'est retrouvée seule à élever ses quatre enfants qui s'en sont plutôt bien sortis.
Kayoko tient une petite boutique de souvenirs pour touristes, l'aîné, Katsumi, est journaliste free-lance toujours en vadrouille, la fille Mika est décoratrice d'intérieur et possède sa propre boutique, Keisuke est avocat stagiaire et le petit dernier, Masami, officier de police (genre très zélé hyper sérieux archi responsable).
Mais Keisuke souffre en silence depuis des années, depuis qu'il sait que Kayoko est aussi une voleuse de bijoux, que Katsumi est en réalité un tueur professionnel et que Mika est une escroc patentée qui opère sous diverses identités, et qu'il fait tout pour les secrets soient conservés même au prix de son sens moral.
Et puis un jour, Ichiro Tachibanagen, le mystérieux milliardaire sorti d'on ne sait où et ayant fait fortune on ne sait comment au Moyen-Orient, revient au Japon pour exposer dans un hôtel de luxe une fabuleuse collection de diamants.
Et voilà comment la famille Hayakawa se retrouve dans cet hôtel : Kayoko pour voler les diamants, Masami pour veiller à leur sécurité, Katsumi pour tuer le milliardaire et Mika pour le séduire et l'escroquer. Quant à Keisuke, il est là pour surveiller sa mère et Mika (il ignore que Katsumi est là aussi).
A partir de là c la folie : meurtres, quiproquos, rebondissements, machinations, un ballet incessant de surprises et de situations délicates, avec un final délirant de révélations et de masques qui tombent.
Ce serait en quelque sorte un polar boosté par Woody Allen, humour juif new-yorkais en moins, forcément^^
Bref, je ne saurais trop le recommander, ne serait-ce que pour qu'on arrête de dire que le polar est soit lugubre, soit parodique : ce bouquin n'a aucun de ces deux profils (même si le ton du narrateur peut parfois prendre un aspect parodique - et c là que ça pèche à mon avis, mais ça ne grignotte pas le plaisir de cette lecture à ce point, qu'on se rassure)

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Re : litterature japonaise
« Réponse #82 le: 08 novembre 2007 à 20:59:34 »

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #83 le: 01 décembre 2007 à 06:02:55 »
Le Prince des ténèbres, de Nagao Seio.

Une fois de plus, Nagao revisite les textes anciens, fondateurs de la littérature et l'histoire écrite japonaises, les mêlent aux événements et personnages historiques et aux légendes et mythologies pour nous donner une fresque terrifiante et fascinante du Japon médiéval (VIIIème siècle, cette fois).
Impossible de dire quoi que ce soit sur cette histoire sans lui abîmer son mystère, elle tient tout entière dans un réseau de machinations, révélations, faux-semblants, rebondissements ; elle déroule un flot discontinu d'intrigues de cour, manoeuvres politiques, pratiques de magie noire, amours difficiles, complots impitoyables, batailles sanglantes, créatures infernales etc etc jusqu'au final qui vous laisse sur le cul.
Impossible de s'arracher à la fascination de cette histoire dense, complexe, mais parfaitement accessible.
Une fois encore, Nagao a réussi son coup, à mon avis. Une merveille de construction narrative à consommer sans modération.

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #84 le: 15 février 2008 à 21:42:22 »
La ronde noire, de Yamamura Misa.

Comme pour Des cercueils trop fleuris, l'intrigue à tiroirs, les fausses pistes, les faux-semblants, les détails qui clochent, les énigmes tordues sont là. Yamamura Misa en digne héritière d'Agatha Christie ou Patricia Highsmith ? Peut-être. En tout cas une histoire maîtrisée qui nous trimbale de questions en coups de théâtre, autour du personnage de Chisako dont le presque mari, Natsuhiko, semble être lui lié à une série de meurtres inexplicables. Soupçons infondés ou non ? La pelote est dense : tirer sur le bon fil pour la dénouer ne va pas être facile.
Un excellent polar qu'on lâche difficilement, pour qui aime les jeux de pistes criminels.

Pluie

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Re : litterature japonaise
« Réponse #85 le: 16 février 2008 à 08:23:47 »
Sadako, as-tu lu Tokyo Express de MATSUMOTO ? Non ? Alors vas l'acheter. :p

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Re : litterature japonaise
« Réponse #86 le: 16 février 2008 à 10:24:32 »
Ah non tiens çui-là de ct'auteur-là g point encore lu. Merci de me rappeler ce titre que j'avais oublié dans mes projets de lecture (^__^)

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Re : litterature japonaise
« Réponse #87 le: 01 mars 2008 à 05:44:57 »
La dame de Musashino, d'Ouoka Shouhei.

Dans la balieu campagnarde de Toukyou et dans l'immédiat après-guerre, deux couples : Tomiko et Ono, Michiko et Akiyama, liés par des liens de cousinages, vont achever de se détruire autour d'un élément inattendu : l'intérêt des deux femmes pour Tsutomu, un autre cousin, qui revient la guerre (il a fait la campagne birmane). Si Tomiko est trop égoïsto-nympho-cynique pour éprouver un vrai amour pour le jeune homme, Michiko en est toute possédée, d'amour, pour lui, à son corps défendant et pour son malheur. Prisonnière des conventions, sauvetages d'apparences et autres subtilités d'héritage, elle devrait sacrifier cet amour à tout prix... A tout prix.

Publié en 1950, ce roman pourtant rappelle le XIX ème siècle français dans son écriture, cela s'explique en partie par les réfrénces explicites à Stendhal, mais il y a aussi du Balzac dans tout ça, mais avec la légèreté diaphane typique du roman japonais. Il y aurait bien aussi du Mishima période La mer de la fertilité, mais ce roman-là y est antérieur. Il y aurait aussi comme un parfum de Proust par moments.
Bref : une analyse des sentiments et comportements, quelque chose de très précis, comme une expérience sur des cobayes humains, mais avec un humour à froid dû à la distance que prend le narrateur face aux personnages. Au final, un livre subtil, qui se lit très facilement et avec fluidité, un très agréable moment de lecture.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #88 le: 09 mars 2008 à 16:54:04 »
Je vous écris, d'Inoue Hisashi.

En plus de partager le nom avec l'illustre Yasushi, Inoue Hisashi en partage le talent littéraire. Ce bouquin est (selon moi, évidemment) une pure merveille de narration et de style.

10 chapitres, 10 personnages dont on découvre toute la vie ou une partie à travers leur correspondance (lettres, cartes, petites annonces, documents administratifs, rapports médicaux ou policiers etc), et juste leur correspondance. Un roman épistolaire quoi, dont l'effet est de mettre le lecteur toujours en situation de surprise, de lettre en lettre, les destins se dévoilent, des surprises, des mensonges, des trahisons, des décisions essentielles.... Chaque chapitre est indépendant des autres, on pourrait donc y voir là aussi un recueil de 10 nouvelles (en réalité il y en 12 mais le traducteur a eu le courage et l'honnêteté d'avouer qu'il n'est pas arrivé à traduire deux des chapitres de façon satisfaisante en français : trop de jeux de mots, trop de style écrit typiquement japonais). Mais c bien à un roman auquel on a affaire : le dernier chapitre réunit tous ces personnages-narrateurs-scripteurs qui n'ont apparemment rien en commun (mais si on lit bien....) dans un même endroit lors d'une prise d'otage. Et l'un d'eux est un assassin. Du coup, les courriers qu'on a lu peuvent être autant d'indices.
C'est donc un roman policier au final. Mais avant tout un fabuleux exercice de style, un édifice narratif d'une grande précision, un bouquin qu'on a envie de lire d'un bout à l'autre (en tout cas moi^^), bref : passionnant.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #89 le: 09 mars 2008 à 21:25:29 »
Continue tes critiques Sadako, ça donne toujours envie ^^ Malheureusement, j'ai rarement le temps de lire autre chose que des bouquins en rapport avec mes cours >_<

Mais l'autre jour je me baladais en ville, et je suis tombé devant un bouquin japonais vraiment pas cher, qui semblait intéressant, alors j'ai craqué sans avoir la moindre idée de ce qu'il valait.

C'est un recueil de contes d'horreur de Ryûnosuke Akutagawa, nommé "Rashômon et autres contes". Quelqu'un l'a-t-il lu ? entendu parler ? brûlé après avoir lu le premier paragraphe ? 

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #90 le: 09 mars 2008 à 21:33:00 »
Merci pour le compliment (^_____^)

Je ne l'ai pas (encore) lu celui-là, donc je ne peux rien en dire, mais Rashômon est aussi un (bon) film de Kurosawa Akira.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #90 le: 09 mars 2008 à 21:33:00 »

Ryosan

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Re : litterature japonaise
« Réponse #91 le: 17 mars 2008 à 09:33:17 »
Tu as bien fait de l'acheter les yeux fermés. C'est un très bon recueil, bourré de nouvelles inventives et très bien écrites. Parfois un peu courtes, notamment Rashômon d'ailleurs, mais toujours passionnantes et sollicitant l'imagination. C'est ça le pire dans les courtes nouvelles : quand elles sont bonnes, on aurait envie qu'elles soient beaucoup plus longues.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #92 le: 17 mars 2008 à 10:20:49 »
C'est que c'est là tout l'art délicat de la nouvelle : pas un mot de trop. Les bonnes nouvelles ne donnent pas souvent grand-chose lorsqu'on les rallonge même jusqu'au roman. C pareil avec les courts métrages au ciné : ils ne deviennent pas souvent, loin s'en faut, de bons longs métrages.

Mikel

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Re : Re : litterature japonaise
« Réponse #93 le: 20 mars 2008 à 18:23:43 »
C'est que c'est là tout l'art délicat de la nouvelle : pas un mot de trop.

Salut,

Permets moi d'éclaircir tes propos avec cette citation  :)

Citer
Pourquoi mon choix s'est-il porté sur les nouvelles et non sur les romans ? C'est qu'à mon sens l'attitude des Japonais dans la vie se trouve exprimée au mieux dans ces courts récits que nou nommons tampen et qui correspondent, approximativement, à ce que vous appelez "nouvelles". C'est là un genre autre que le conte.

Yasushi Inoué

Intéressant ce topic ! Je suis aussi amateur de littérature japonaise.

sadako

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Re : litterature japonaise
« Réponse #94 le: 20 mars 2008 à 18:30:57 »
Eh bien merci pour ton appréciation du sujet et pour tes propos éclairants (^__^) il est bon de rappeler, c vrai, que l'art subtil de la brièveté prend tout son sens dans la littérature japonaise, que ce soit en poésie ou en récit en prose (cela n'empêche pas les pavés genre Le dit du Genji, mais toute littérature a ses pavés, morceaux de bravoure épiques qui en sont une composante indispensable, à côté de perles de concisions).

Maintenant jky pense, Inoué Yasushi a aussi écrit Shirobamba, et c un roman (magnifique).

Teto

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Re : litterature japonaise
« Réponse #95 le: 29 juin 2008 à 10:09:07 »
Pardon si j'ai déjà posté pour en parler et pardon si quelqu'un(autre que moi) en a déjà parlé :D

Mais j'attire votre attention sur Yasunari Kawabata <3 Prix nobel de littérature en 1968, et des romans, tels Kyoto ou Pays de neige, qui sont inoubliables :) !

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Re : litterature japonaise
« Réponse #96 le: 29 juin 2008 à 17:08:22 »
Pour ma part, j'ai une tendresse particulière pour Le grondement de la maontagne.
Dis donc tu as dû te précipiter sur Le maître ou le tournoi de go, non ? (^^)

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Re : litterature japonaise
« Réponse #97 le: 28 octobre 2008 à 14:49:04 »
Je voudrais rebondir un peu sur l'article paru dans Webotaku à propos du livre d'Okamoto Kido : Fantômes et samuraï :
C vrai que par moments les enquêtes d'Hanchishi sont d'un coup vite réglées alors qu'il a passé son temps à dire qu'il n'y comprenait rien, c vrai qu'on a parfois un sentiment de bâclé, mais quand même : quel formidable outil sociologique : toute l'époque d'Edo d'un coup, ses quartiers, ses métiers, ses corporations, ses milieux, traditions, superstitions etc etc. On apprend une foule de petites choses, certes, mais qui font de ce bouquin un grouillement de vie, une bonne tranche de réalisme sans ennui, bref : rien que pour ça, il vaut le coup d'être lu.

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Re : litterature japonaise
« Réponse #98 le: 30 novembre 2008 à 13:20:58 »
J'ai enfin lu le très dense roman de Murakami Haruki : Kafka sur le rivage.
Comment dire ? A la fois c un bon roman pour tester l'univers de Murakami car si on le supporte, on supporte toute son oeuvre, et en même temps ce n'est pas le bon roman pour l'aborder, cette oeuvre, car il vient se placer comme une sorte de bilan ou de compilation des thèmes et obsessions qui la parcourent, alors mieux vaudrait peut-ête commencer par des anciens comme La course au mouton sauvage par exemple, je ne sais pas, en fait. 
Résumer l'histoire sans en enlever le mystère et la perplexité qui s'en dégagent (voire le n'importe quoi, mais comme d'habitude parfaitement orchestré et minuté) me semble impossible, je me contenterai de dire que là encore, il est question de perte, de manque, d'absence, de quête de soi, de refus de l'universalité de la vérité et de la réalité, de l'isolement en un mot, social, corporel, spirituel, mental, artistique même....
Murakami a réussi le tour de force de nous accrocher encore une fois avec ce qui fait l'immuable quintessence de son propos roman après roman, et toujours dans une écriture d'une fluidité parfaite, sans un mot de trop, même si au final on se retrouve avec plus de 700 pages de lues ^^
Tentez le coup, si vous voulez savoir ce qu'il y a derrière les apparences, si vous pensez que le merveilleux, le poétique et le fantastique sont tapis sous les pierres et dans les tableaux, si vous pensez que les chats parlent......

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Re : litterature japonaise
« Réponse #99 le: 16 décembre 2008 à 13:41:05 »
Le village aux huit tombes, de Yokomizo Seishi.

qu'est-ce qui, exactement, assassine les uns après les autres les membres plus ou moins centraux de la famille Tajimi dans ce village reculé du Japon : la malédiction des anciens samurai tués par ces mêmes villageois il y a très longtemps pour un trésor qu'on a jamais retrouvé, le fantôme de cet homme perturbé mentalement qui, un soir de folie furieuse, a abattu au hasard de ses reoncontres, des villageois, faisant un massacre inconcevable, ou une machination particulièrement fine dont le mobile est incompréhensible faite par un génie malfaisant ?
L'enquête se ramifie, les rebondissements se succèdent (environ un par chapitre, c pour dire si le rythme est effréné), les révélations s'empilent et se contredisent parfois, bref : un récit d'énigme dans la tradtion classique du roman d'enquête : dramatique, épique, tragique même, qui prend le lecteur par la main pour l'entraîner dans un dédale souterrain qui ressemble à s'y méprendre au cerveau humain avec ses coins sombres et puants où la lumière de la connaissance ne peut mettre en évidence que des monstres.
Bon, là, je pense que vous avez compris que j'ai beaucoup aimé ce bouquin, en plus de ça je rachète un peu une faute de parcours d'amateur de romans noirs à la japonaise : je n'avais encore pas lu jusque là de Yokomizo, pourtant figure incontournable du classique du polar nippon (celui-là date des 50s), pas même La hache, le koto et le chrisanthème ! On ne peut pas tout lire non plus, quoi ^^""

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Re : litterature japonaise
« Réponse #99 le: 16 décembre 2008 à 13:41:05 »